El tema central de este Blog es LA FILOSOFÍA DE LA CABAÑA y/o EL REGRESO A LA NATURALEZA o sobre la construcción de un "paradiso perduto" y encontrar un lugar en él. La experiencia de la quietud silenciosa en la contemplación y la conexión entre el corazón y la tierra. La cabaña como objeto y método de pensamiento. Una cabaña para aprender a vivir de nuevo, y como ejemplo de que otras maneras de vivir son posibles sobre la tierra.

viernes, 6 de diciembre de 2019

Le moulin de Pagnol


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Marcel Pagnol
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Marcel Pagnol tocando la armónica con su hijo

Le moulin d'Ignières à Parcé-sur-Sarthe, au temps des Pagnol, propriétaires entre 1930 et 1951.
Moulin d’Ignières

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Quand Pagnol aimait le moulin d’Ignières à Parcé-sur-Sarthe
Catégorie : Pagnol, Regards


Jacqueline & Marcel au moulin d'Ignières.
Probablement vers 1946. — Con Marcel Pagnol en Parcé Sur Sarthe.


Voici 120 ans, le 28 février 1895, Marcel Pagnol naissait à Aubagne. Or, le plus Marseillais des écrivains et cinéastes français fut de 1930 à 1944 le propriétaire d’un moulin sur les bords de Sarthe.

Que reste-t-il de Marcel Pagnol dans ce paysage? Quelques photographies sépia, son premier film, « Le gendre de Monsieur Poirier » tourné aux alentours de Parcé-sur Sarthe en 1933, son nom partagé entre le collège de Malicorne et une rue de Parcé, et les souvenirs évanescents des blondes Kitty Murphy et Jacqueline Pagnol.

« Un coin enchanteur »

L’attachement de Marcel Pagnol à la Sarthe tient à sa rencontre avec un producteur parisien propriétaire du château de Dureil. Pagnol, dont les amours avec la comédienne Orane Demazis, (future « Fanny ») s’effilochent, cherche la discrétion pour abriter sa liaison avec Kitty Murphy, une jeune danseuse anglaise. Le Moulin d’Ignières offre la quiétude nécessaire, loin des commérages parisiens. Illustre depuis le succès de sa pièce « Marius » jouée en 1929, Pagnol trouve aussi sur les bords de la Sarthe un endroit qui l’inspire. Très fier de cette bâtisse édifiée vers 700 par les moines de La Couture, le dramaturge y reçoit quelques proches.

Son premier film tourné à Parcé

En 1933, l’écrivain célèbre s’essaie au cinéma. Il tourne son premier film dans le décor bucolique des environs de Parcé. « Le gendre de Monsieur Poirier » fixe sur la pellicule le moulin, mais encore le proche château de la Taronnière ainsi que la ferme de la Courjartière.

Les alentours accueillent l’équipe de tournage. En 1995, Jean Pinault, le fils des propriétaires de l’Hôtel de la Lune à Parcé, évoquait les grandes tablées. « Tous les jours on fonçait pour regarder les prises de vues au milieu des figurants et des machinistes. Chaque jour à 11 heures mon père partait avec le ravitaillement pour toute l’équipe du film » raconte-t-il.

« Je chasse, je pêche, je lis… »
Depuis sa thébaïde, Pagnol écrit à un ami : « Je me suis retiré à la campagne. Je chasse, je pêche, je lis, j’écris, et surtout je travaille à mettre au point un moteur nouveau que j’ai inventé ». Bricoleur doué, le méridional a décelé les possibilités de ce moulin à blé vendu avec son outillage complet. « Je suis en vacances sans l’être. Si je viens dans ce petit coin enchanteur de la Sarthe c’est surtout pour être tranquille et me reposer de la vie trépidante de la capitale ce qui ne m’empêche pas de travailler à de futurs films et de bricoler ce vieux moulin » confiait-il. Pendant la guerre, dans ce refuge paisible, il remet en état la roue à aube afin d’alimenter le moulin en électricité et ainsi brancher la radio. C’est à Ignières que Marcel et Jacqueline Pagnol (entre-temps la jolie Kitty a quitté la scène) apprennent le Débarquement le 6 juin 1944.
Marcel Pagnol avait conquis les gens du coin. « Il émanait de lui une telle gentillesse, une si franche simplicité que je me sentais parfaitement à l’aise tandis qu’il reprenait son travail dans sa forge », écrivait Georges Martineau du « Maine Libre ». Lors de cet entretien Marcel Pagnol promet: « Désormais, je ne tournerai plus que des films en couleur, car on va être bientôt inondé de productions américaines en « pâtes de guimauves » ».

« La belle Meunière » sorti en 1948 sera en effet un des premiers films français en couleur. Toutefois, contrairement à ce qu’avait envisagé Pagnol, il ne sera pas tourné en Sarthe. Car entre-temps, le moulin d’Ignières avait changé de propriétaire.

Avec Jacqueline Pagnol, sa dernière épouse qui sera sa "Manon" dans "Manon des Sources", Marcel Pagnol aimait à retrouver le moulin d’Ignières. Photo archives « La vie mancelle et sarthoise »

Frédérique Bréhaut

Comment Ignières est devenu le « moulin de Pagnol »

À Parcé, on l'appelle « le moulin de Pagnol ». Un surnom qu'Ignières tient de son célèbre propriétaire, entre 1930 et 1951. Thierry Dehayes, enseignant au Mans, revient pour nous sur cette jolie histoire.

«Un jour de 1947, un reporter est venu le voir à Ignières. Avisant un bonhomme qui bricolait sous sa camionnette, il lui demanda s'il pouvait parler à Marcel Pagnol. L'homme glissa de dessous le véhicule, tout noir de graisse, et lui dit : « Vous venez de le faire. » »

Qui pouvait imaginer alors, que derrière l'académicien, l'homme des grands honneurs, adulé et encensé par le Tout-Paris, se cachait un homme aussi simple, délicat et humble. Pourtant, c'est bien le souvenir que Marcel Pagnol a laissé à Parcé, quand il venait s'y mettre au vert, loin des mondanités de la capitale.

Dans son Marcel Pagnol, lieux de vie, lieux de création, tout récemment ressorti aux éditions Équinoxes, Thierry Dehayes, enseignant au lycée Sainte-Croix-Saint-Charles, du Mans, et Provençal de coeur, consacre tout un chapitre aux séjours sarthois de Marcel et Jacqueline Pagnol. Certains souvenirs lui ont d'ailleurs été directement confiés par Jacqueline, qui habite toujours en région parisienne et avec laquelle il s'est longuement entretenu. « Marcel Pagnol est venu une première fois dans la Sarthe, en 1929, à l'invitation de Raymond Boulay, explique Thierry. C'était un de ses amis qui programmait ses pièces à l'Alhambra de Lille et qui avait une propriété à Malicorne. Marcel y était venu avec sa compagne de l'époque pour se reposer. Au cours d'une de leurs balades - Pagnol marchait beaucoup - ils sont tombés sur le moulin d'Ignières, à Parcé-sur-Sarthe. » Or, l'année suivante, Ignières est à vendre. L'écrivain « qui a toujours été fasciné par l'eau, dont il avait pourtant peur », en devient le nouveau propriétaire. Dès lors, Ignières devient pour les Sarthois « le moulin de Pagnol ». Un surnom qu'il porte toujours. 
« Un lieu de repos et de détente merveilleux »

Ignières est une respiration pour l'homme de lettres en proie au doute. « Il avait écrit Marius pour se distraire, mais lui, il voulait être Rostand, explique Thierry Dehayes. Or Marius va marcher au-delà de tout ce qu'il pouvait imaginer. Les droits sont achetés par la Paramount. Et là, lui vient l'angoisse de la page blanche... » Et le besoin de se retirer... C'est ainsi qu'il écrit une partie de Fanny, dans la Sarthe, comme en témoignent plusieurs lettres dont une, écrite d'Ignières, à Jean Giono.

Dans le livre de Thierry Dehayes, Jacqueline Pagnol explique ce qui avait attiré son mari dans la Sarthe : « La fraîcheur et la beauté de la forêt, se souvient-elle. Le moulin se situe près de la rivière Sarthe qui est magnifique. Marcel a trouvé que c'était un lieu de repos et de détente merveilleux. Et le petit village tout proche de Parcé est charmant. [...] Il était très attiré par le foisonnement, la magnificence des forêts de la Sarthe. »

La Sarthe ne sera pas seulement un lieu de villégiature pour Marcel Pagnol. Il y tourne un film : Le gendre de Monsieur Poirier pour lequel « il avait fait construire une fausse façade d'hôtel particulier entre Parcé et Malicorne », et adapte Léopold le Bien-Aimé de Jean Sarment. La réalisation est confiée à Arno-Charles Brun, mais le tournage a lieu à Ignières et à Parcé.

À la Libération, Pagnol est à Parcé

Marcel et Jacqueline Pagnol vont vivre des moments très forts à Ignières, comme l'arrivée des Américains à Parcé, en août 1944. Ils y reçoivent aussi des amis comme Fernandel - dont le chien est enterré dans la propriété sarthoise des Boulay - Marcel Achard ou Michel Simon...

Et puis, dans la Sarthe, Marcel s'adonne pleinement aux joies du bricolage, dont il raffole. « Il n'arrêtait pas ! assure Thierry. Les oeillets d'Ugolin, il a réellement essayé de les planter ! C'était pendant la guerre. Car il ne voulait pas tourner pour les Allemands et ne pouvait plus vivre de son métier. Mais il a aussi fabriqué des sous-marins, des bagnoles à trois roues... Et quand un ouvrier venait travailler au moulin, il restait derrière lui. Non pas pour le surveiller mais pour regarder comment il faisait. Il avait cette intelligence d'être constamment ouvert à l'autre. »


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