El tema central de este Blog es LA FILOSOFÍA DE LA CABAÑA y/o EL REGRESO A LA NATURALEZA o sobre la construcción de un "paradiso perduto" y encontrar un lugar en él. La experiencia de la quietud silenciosa en la contemplación y la conexión entre el corazón y la tierra. La cabaña como objeto y método de pensamiento. Una cabaña para aprender a vivir de nuevo, y como ejemplo de que otras maneras de vivir son posibles sobre la tierra.

viernes, 28 de octubre de 2011

Homenaje a los masoveros del Maestrazgo




(...) Subido por el 11/02/2011
Este vídeo tiene la intención de recordar a las masadas y a sus habitantes, los masoveros, una forma de vida casi extinguida por completo y que no hace tanto tiempo era muy común en las sierras turolenses de Gúdar, Javalambre y el Maestrazgo. Poco a poco irán cayendo en el olvido como ya se aprecia en las imágenes. Las masadas, cada vez más en ruinas, son lo poco que nos queda de aquella vida, sobretodo cuando desaparezcan nuestros mayores. Mientras la costa española y las capitales se masifican, el interior es ninguneado y abandonado desde hace mucho tiempo, y en estas imágenes se aprecian las consecuencias.(...)

domingo, 2 de octubre de 2011

La cabane de Daudet.


Alphonse Daudet, grand admirateur et ami de Frédéric Mistral, a écrit en provençal ce poème dédié à la cabane camarguaise. 


Coumo fai bon quand lou mistrau
Pico à la porto emé si bano
Estre soulet dins la cabano
Tout soulet coumo un mas de Crau
E vèire pèr un pichot trau
Alin, bèn liuen, dins lis engano
Lusi li palun de Girau
E rèn ausi que lou mistrau
Picant la porto emé si bano,
Pièi de tèms en tèms li campano
Di rosso de la tour dòu Brau !...

Comme il fait bon quand le mistral
Frappe à la porte avec ses cornes
Être tout seul dans la cabane
Tout seul comme un mas de Crau
Et voir par un petit trou
Là-bas, loin, dans les salicornes
Luire les marais de Giraud
Et ne rien entendre que le mistral
Frappant à la porte avec ses cornes
Puis de temps à autre les clochettes
Des chevaux de la tour de Brau !...




La cabane de Sylvette aux Saintes Maries de la Mer.



Publié 27/04/2011 10:15:00 - Patrimoine et culture
http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=40




*La cabane

"Un toit de roseaux, des murs de roseaux desséchés et jaunes, c'est la cabane. Ainsi s'appelle notre rendez-vous de chasse. Type de la maison carmarguaise, la cabane se compose d'une unique pièce, haute, vaste, sans fenêtre, et prenant jour par une porte vitrée qu'on ferme le soir avec des volets pleins. Tout le long des grands murs crépis, blanchis à la chaux, des râteliers attendent les fusils, les carniers, les bottes des amis. Au fond, cinq ou six berceaux sont rangés autour d'un vrai mât planté au sol et montant jusqu'au toit auquel il sert d'appui. La nuit, quand le mistral souffle et que la maison craque de partout, avec la mer lointaine et le vent qui la rapproche, porte son bruit, le continue en l'enflant, on se croirait couché dans la chambre d'un bateau.
Mais c'est l'après-midi surtout que la cabane est charmante. Par nos belles journées d'hiver méridional, j'aime rester tout seul près de la haute cheminée où fument quelques pieds de tamaris. Sous les coups du mistral ou de la tramontane, la porte saute, les roseaux crient, et toutes ces secousses sont un bien petit écho du grand ébranlement de la nature autour de moi. Le soleil d'hiver fouetté par l'énorme courant sous un ciel bleu admirable. La lumière arrive par saccades, les bruits aussi; et les sonnailles des troupeaux entendues tout à coup, puis oubliées, perdues dans le vent, reviennent chanter sous la porte ébranlée avec le charme d'un refrain... L'heure exquise, c'est le crépuscule, un peu avant que les chasseurs n'arrivent. Alors le vent s'est calmé. Je sors un moment. En paix le grand soleil rouge descend, enflammé, sans chaleur. La nuit tombe, vous frôle en passant de son aile noire toute humide. Là-bas, au ras du sol, la lumière d'un coup de feu passe avec l'éclat d'une étoile rouge, avivée par l'ombre evironnante. Dans ce qui reste de jour, la vie se hâte. un long triangle de canards vole très bas, comme s'ils voulaient prendre terre; mais tout à coup la tête de la colonne dresse le cou, remonte, et tous les autres derrière lui s'emportent plus haut avec des cris sauvages.
Bientôt un piétinement immense se rapproche, pareil à un bruit de pluie. Des milliers de moutons, rappelés par les bergers, harcelés par les chiens, don t on entend le galop confus et l'haleine haletante, se pressent vers les parcs, peureux et indisciplinés. Je suis envahi, frôlé, confondu dans ce tourbillon de laines frisées, de bêlements; une houle véritable où les bergers semblent portés avec leur ombre par des flots bondissants... Derrière les troupeaux, voici des pas connus, des voix joyeuses. La cabane est pleine, animée, bruyante. Les sarments flambent. On rit d'autant plus qu'on est plus las. C'est un étourdisement d'heureuse fatigue, les fusils dans un coin, les grands bottes jetées pêle-mêle, les carniers vides, et à côté les plumages roux, dorés, verts, argentés, tout tachés de sang. La table est mise; et dans la fumée d'une bonne soupe d'anguilles, le silence se fait, le grand silence des appétits robustes, interrompu seulement par les grognements féroces des chiens qui lapent leur écuelle à tâtons devant la porte ...
La veillée sera courte. Déjà, près du feu, clignotant lui aussi, il ne reste plus que le garde et moi. Nous causons, c'est-à-dire nous nous jetons de temps en temps l'un à l'autre des demi-mots à la façon des paysans, de ces interjections presque indiennes, courtes et vite éteintes comme les dernières étincelles des sarments consumés. Enfin le garde se lève, allume sa lanterne, et j'écoute son pas lourd qui se perd dans la nuit..."



Janicotte


Janicotte

                                              
                   
 http://aiguesmortes.free.fr/daudet.htm





*En Camargue
Alphonse Daudet 
Contes illustrés d'aquarelles de Janicotte 

jueves, 29 de septiembre de 2011

Bon jour l'Automne!

La voix de Jean-Louis Trintignant lisant Aragon, accompagné musicalement de Daniel Mille, ED Universal


Le monde de Lou Fagotin

martes, 27 de septiembre de 2011

Une poétique de la cabane


La halte et le sentier.
Gilles A. Tiberghien, Notes sur la nature, La cabane et quelques autres choses, 2005.



Image1
Voici un petit ouvrage — une poétique de la cabane — précieux pour le jeu intellectuel qu’il rend possible. S’agissant de la cabane (réelle), il se construit comme une cabane (fragile, provisoire) afin de mieux souligner que la «cabane» correspond surtout à un état d’esprit (celui du chercheur ?).

Diverses circonstances conduisent l’auteur à pratiquer les notes (chaque série de notes est déjà publiée, mais elles sont toutes rassemblées dans cette édition), sur des carnets, notes dont l’aspect hétéroclite (volontairement) ne fait pas autre chose que de mettre l’accent sur les idées de montage et d’instabilité, à la manière même de ce qu’est une cabane. Fragile et provisoire, cette dernière ne se contente pas de présenter un abri pour les pensées, elle offre un modèle à la pensée.

Spécialiste du Land Art dont Kenneth White affirmait que son « travail de géopolitique viserait à explorer les chemins d’un rapport sensible et intelligent à la terre » (in Géopolitiques et arts plastiques, Colloque d’Aix-en-Provence, Pup, 1999, p. 85), l’auteur ne cesse de s’inquiéter des ouvrages qui s’installent dans la nature. Il sait fort bien d’ailleurs qu’existent des artistes qui travaillent sur l’idée de cabane (Chris Drury, Melvin Charney, quelques artistes au festival des jardins de Chaumont, etc.). Et de même, que le thème de la cabane est un classique de l’architecture (dont on trouve les derniers moments publics chez Le Corbusier). C’est à tous ces titres qu’il lui est loisible d’aborder ce thème et d’en faire jaillir quelques idées lumineuses, pour les chercheurs.

La cabane et la maison.

Tout d’abord quelques considérations de construction. La cabane se distingue de la maison (et de la cabine aussi) à plus d’un titre. Elle ne comporte aucune fondation, elle constitue un habitat de secours, elle peut être rapidement abandonnée, renvoie à des soucis écologiques, et surtout ne s’institue pas à partir d’un seuil. La cabane brouille le rapport intérieur/extérieur, elle est dans la nature, et elle en étend indéfiniment l’espace. Un grand abri à l’air libre, disait Henri-David Thoreau.

En revanche, la maison, ou encore la demeure, dispose de fondations, a quelque chose de stable et de durable que la cabane refuse ou réfute. Elle est plus urbaine dans l’ensemble, et, justement, impose d’abord un seuil, une démarcation, dont tous les urbains sont les produits.

À cet égard, il n’y a pas de continuité de la cabane à la maison, contrairement à ce qu’on affirme depuis longtemps. « Mon idée, en effet, est que la cabane est dans un rapport de discontinuité par rapport à la maison » (p. 41).

« Histoire » de l’architecture.

Pour comprendre l’allusion, il faut revenir à l’histoire et à l’enseignement de l’architecture. Lorsque ces disciplines se sont constituées (à l’âge classique), elles se sont appuyées sur le concept de progrès, si prégnant dans ce cadre. La figure décisive des démonstrations est alors celle de Robinson Crusoé, celle qui reviendra dans des récits constamment répétés (de Daniel Defoe à Thoreau, en passant par le Robinson Suisse et quelques autres : une vie dans une cabane par accident ou par choix, et les aventures y attachées). La cabane, c’est l’abri primitif et l’abri du primitif, dans une théorie du progrès.

En bref, un moment originaire. Il fallait bien répondre à la question suivante : l’homme peut-il vivre dans un espace infini ? Réponse : certes non, dans l’infini l’humain n’est pas chez lui. Il lui faut des limites et dresser un cadre limité pour ses actions. De là la naissance de l’expérience du fermé/ouvert, cette expérience du sol et de l’environnement, de la sortie et de l’entrée, expérience qui ne s’accomplit pas sur des fondations (puisqu’il s’agit d’une cabane) mais qui est fondamentale.

Faut-il rappeler que, dans le récit des origines, l’homme (Adam ?), après s’être allongé sur le gazon, abrité du soleil sous les frondaisons et protégé de la pluie dans des grottes, toutes choses dont il observe rapidement les limites, finit, insatisfait des négligences de la nature, voire de Dieu, par se construire un logement qui le couvre sans l’ensevelir : la cabane.

À dire vrai, cette « histoire » nous vient de Vitruve, dans le deuxième de ses Dix Livres d’architecture (1673). Les hommes auraient donc fabriqué des cabanes afin de s’abriter en prenant pour modèle les animaux, donnant ainsi naissance à l’architecture.

La cabane est par conséquent l’architecture des origines, une proto-architecture, à partir de laquelle, par cumul, sont nés le temple d’abord (une cabane avec fronton), puis la maison, l’immeuble, etc. Chacun peut consulter sur ce point la thèse de M-A. Laugier (Essai sur l’architecture, 1755, Paris), celle de Gottfried Semper (The Four Elements of Architecture), mais aussi leurs répercussions en philosophie (Jean-Jacques Rousseau, Friedrich von Schiller, GWF. Hegel, etc.).

L’Amérique et ses cabanes.

Et puis, derrière tout cela, il y a Henri-David Thoreau, à travers Walden, ou la Vie dans les bois. Comment oublier qu’à quelques miles de la cabane occupée par l’auteur (dans le Vermont), le poète américain avait planté sa propre cabane. Et lorsqu’on commence à lire Walden, on croit qu’on va seulement lire un livre d’aventures, une sorte de robinsonnade, encore. Ce qui n’est pas tout à fait exact.

Alors que cherche Thoreau ? À dire vrai, la réponse obtenue par Tiberghien l’est au travers de la philosophie de Stanley Cavell. Une épopée et une œuvre philosophique. Ou encore ce beau commentaire : « Walden est le tamis d’un texte à travers lequel nous remontons aux sens d’une écriture que nous scrutons pour mieux nous égarer » (p. 30). Si Thoreau a raison quelque part, concernant la cabane, c’est en ce qu’il affirme que le reflet d’un paysage dans mon esprit est ce qui me permet de le saisir vraiment. Quand on sait ce qu’est un paysage, on admire la tautologie.

Mais il est possible de prolonger l’analyse. Ce que fait habillement l’auteur, qui nous offre aussi une exploration des témoignages de Thoreau concernant la façon dont on construisait les cabanes (19e siècle).

La cabane : un lieu psychique.

Encore, en fin de compte, l’auteur ne désire-t-il pas enfermer la cabane dans une théorie de l’architecture. Et même, il aurait plutôt un désir opposé. On n’a jamais vu un enfant construire sa cabane en dessinant tout d’abord des plans d’architecte. La cabane est d’abord une rêverie, comme dirait Gaston Bachelard. Elle est un espace de pensée et un espace pour la pensée. Refuge, retraite, dérive, exploration, la cabane a surtout à voir avec la déconstruction mentale.

Là est le point. Et l’auteur ne cesse d’y revenir. Bien sûr, il y a eu D.W. Winnicott pour en parler correctement, quoiqu’il s’agisse des enfants. Une cabane, en effet, est « un refuge solitaire, précaire, et n’obéissant à aucune règle de construction ni d’établissement » (p. 122).

Comment conclure ? Que chacun a une cabane dans la tête ? Un peu facile, sans doute. Que chacun est une cabane ? C’est déjà plus pertinent. Plus certainement encore, que la cabane prête à une rêverie poétique susceptible d’interroger nos stabilités, nos habitudes, nos certitudes d’urbains, notre rapport intérieur-extérieur, etc.

En quoi et à quoi tient la cabane ? À la conscience que nous pouvons prendre des relations que nous voulons ou pouvons entretenir avec les autres et avec la nature.

On peut donc faire rêver un objet, au sens bachelardien, c’est-à-dire apprendre à rêver ou à mettre en question des catégories mentales toujours déjà figées. Leçon de chercheur….. à l’adresse moins de sa cabane, que de ses collègues.
  • Gilles A. Tiberghien, Notes sur la nature, La cabane et quelques autres choses, Paris, Le Félin, Collection La marche des temps, 2005. 160 pages, 17 euros.

Christian Ruby

Docteur en philosophie, Enseignant. Membre de l'Association pour le Développement de l'Histoire culturelle, membre du Comité de Rédaction des revues Raison Présente, EspacesTemps, Bulletin critique du livre en langue française, Urbanisme et Les Cahiers de l’Éducation permanente (Accs, Belgique). Derniers ouvrages publiés : Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Bruxelles, La Lettre volée, 2005. Expérience ou exercice de l’art, en collaboration avec l’artiste Slimane Raïs, Genouilleux (01), La Passe du vent, 2005.

Pour faire référence à cet article
Christian Ruby, "La halte et le sentier.", EspacesTemps.net, Il paraît, 18.03.2006 
http://espacestemps.net/document1885.html 






LAND ART by Gilles Tiberghien from Crowdbooks Publishing on Vimeo.
LAND ART

http://www.crowdbooks.com/projects/land-art/show_details_new

In 1993, when Gilles A. Tiberghien’s book was published, there was virtually nothing in French—in any case no book—on the range of works that are commonly known as Land Art. Even in the United States, interest in this type of art was marginal. 
Today, many of the people included in this book are now acclaimed as some of the greatest artists of the twentieth century. In other words, at the time, the book uncovered an entire sector of art through an approach provided by a historian and art philosopher. This is why the original version, now out of print, remains a reference in the field and a collector’s item.
The idea of republishing an updated version is based on several factors.
In addition to the constant demand from an growing readership strongly interested in this area, is the fact that a certain number of works begun before 1993 are now nearly complete (Complex City by Michael Heizer, Roden Crater by James Turrell, Star Axis by Charles Ross) and it is important to include them. Plus, other works from the historic era of Land Art have evolved (notably Smithson’s Spiral Jetty) and some are disappearing (for example, Heizer’s Effigy Tumuli, which is poorly maintained; Smithson’s Partially Buried Woodshed,which was severely damaged by fire). 
Furthermore, the term “Land Art” has become so common and such a catchall that is was important to create a definition to distinguish various trends and to better understand the production of younger artists—who may be interested in the work of their elders although without claiming to be making Land Art themselves. Finally, we now view this artistic practice in a different way. Nature, landscape and ecology now attracts a great deal of attention, and, aside from artists and art collectors, many people are now interested in Land Art, particularly architects and landscape architects.


domingo, 25 de septiembre de 2011

La choza de Shitou Xiqian




El canto de la choza de paja 
Shitou Xiqian

He construido una choza de paja donde no hay nada de valor.
Después de comer, me relajo y disfruto de una siesta.
Una vez la terminé, brotaron nuevas hierbas;
ahora ya la he habitado –y está cubierta de maleza.
La persona de la choza vive en calma aquí,
sin apegarse a dentro, fuera, ni entre medias.
No vive en los lugares donde vive la gente mundana;
no ama los reinos que ama la gente mundana.
Aunque la choza es pequeña, incluye el mundo entero.
En tres metros cuadrados, un anciano ilumina las formas y su naturaleza.
El bodhisattva Mahayana confía sin dudar;
los de capacidad media o baja no pueden evitar preguntarse:
¿aguantará esta choza o no?
Ya sea perecedera o no, el maestro original está presente,
sin morar en el sur o el norte, en el este o el oeste;
firmemente asentada en la estabilidad, es insuperable.
Una ventana reluciente bajo los verdes pinos –
ni los palacios de jade ni las torres bermejas se le pueden comparar.
Simplemente al sentarse con la cabeza cubierta, todas las cosas descansan.
Así este monje de montaña no entiende en absoluto;
vive aquí y ya no se afana en liberarse.
¿Quién iba a arreglar vanamente los asientos, intentando seducir a los huéspedes?
Gira la luz para que alumbre hacia dentro, y luego regresa sin más;
la vasta fuente inconcebible no se puede afrontar ni evitar.
Encuentra a los maestros ancestrales, familiarízate con sus instrucciones,
ata pajas para construir una cabaña, y no te rindas.
Suelta centenares de años y relájate por completo.
Abre las manos y camina con inocencia:
los miles de palabras y miríadas de interpretaciones
sólo existen para liberarte de obstrucciones.
Si quieres conocer a la persona inmortal de la choza,
no te separes de este saco de pellejo aquí y ahora.


CHANT DE LA CABANE D'HERBE

Shitou Xiqian
J'ai construit une cabane d'herbe
Sans rien de valeur dedans.
Après un bon repas, j'aime y faire la sieste.
Le chaume de foin semble encore tout neuf;
Quand il sera fatigué, j'en mettrai du frais.

Qui y habite y est toujours présent,
Mais on ne le trouve ni dedans ni dehors.
Il ne traîne pas avec les gens du monde,
Et il n'aime rien de ce qu'ils aiment.
Cette petite hutte contient tout l'univers,
Et mon corps de chair en est une part intégrale.

Les grands Bodhisattvas ne doutent pas de mon idée,
Même si les humains peuvent la trouver étrange.
Si vous dites que ma cabane a l'air déglingué,
Je vous dirai que là où elle est se trouve l'Esprit Un.
A l'est ou à l'ouest, au nord ou au sud,
Ce qui compte, ce sont de solides fondations.

Avec ses pins verts au-dessus du toit
Et ses claires fenêtres dans les murs,
Même un palais royal ne peut s'y comparer.
La soutane sur mes épaules,
Une pélerine sur ma tête, aucun souci.

Ce n'est pas que je me félicite d'y vivre,
Comme un marchand vantant son produit.
C'est seulement qu'à la tombée du jour,
Mon esprit est sans limites, devant et derrière.

Quand j'ai rencontré mon maître et entendu ses mots,
J'ai décidé de me faire une hutte et d'y habiter.
Sans considérer les contraintes sociales,
Je fais ce dont j'ai envie.

Et pourtant, quoi qu'on vous en dise,
Mon vrai but est d'éveiller les gens.
Si vous voulez rencontrer la "personne" de la hutte,
Il vous faudra d'abord chercher le côté physique.


Ce poème décrit la cabane de méditation que Shitou s'était construit sur un gros rocher près du Temple du Pic du Sud (Nantai).


La qualité symbolique du poème est vraiment remarquable. Shitou dit que sa hutte d'herbe contient tout l'univers, et il l'identifie avec son propre corps. Si vous voulez vous "éveiller", si vous voulez découvrir la "personne" (la Nature de Bouddha) dans l'univers matériel, vous devrez d'abord vous occuper du corps ou du moi physique; c'est-à-dire, étudier la véritable nature des phénomènes (la vacuité).




C'est sur cette bordure rocheuse adjacente au temple du Pic du Sud que Shitou Xiqian construisit sa hutte de méditation, telle qu'il la décrit dans le "Chant de la cabane d'herbe."



http://directoaldharma.blogspot.com/2010/08/shitou-xiqian-el-canto-de-la-choza-de.html
http://zenmontpellier.voila.net/fr/ancetres/cabanerb.html
http://zenmontpellier.voila.net/fr/ancetres/chanphotos.html

sábado, 24 de septiembre de 2011

La philosophie et la cabane

La « cabane au fond du jardin » de Michel Onfray
Michel Onfray
Michel Onfray. Philosophe français, né le 1er janvier 1959 à Argentan[1].

(...) « Dans ce lieu, l’écologie véritable devient sagesse universelle : non pas l’écologie mondaine, urbaine, l’écologie morale, l’écologie devenue religion d’après les religions, mais la philosophie d’un rapport virgilien à la nature […]. »
« Nous appelons ainsi celui qui, isolé et privé de sa patrie par la marche de l’univers, se voit enfin livré au néant. Tel pourrait être le destin d’un grand nombre d’hommes, et même de tous – il faut donc qu’un caractère s’y ajoute. C’est que le Rebelle est résolu à la résistance et forme le dessein d’engager la lutte, fût-elle sans espoir. Est Rebelle, par conséquent, quiconque est mis par la loi de sa nature en rapport avec la liberté, relation qui l’entraîne dans le temps à une révolte contre l’automatisme et à un refus d’en admettre la conséquence éthique, le fatalisme. »


D’une manière différente, et sous le signe « de l’histoire et de l’hédonisme, du mal et d’un antidote possible », l’auteur se fait lui-même rebelle, en tant que celui qui n’accepte pas le jeu social tel qu’il se présente, avec sa face de méduse. Sans attendre que cette société le bannisse pour son indépendance d’esprit, il lui décerne un beau pied de nez en s’exilant lui-même – un exil volontaire qui n’a rien d’une sanction, mais tout d’un choix de vie. Il suit l’exemple de Démocrite qui, « après avoir beaucoup voyagé […], sondé la profondeur maligne de l’âme humaine, expérimenté l’étendue de la méchanceté du monde, se fit construire une petite maison au fond de son jardin pour y vivre le restant de ses jours. » Tel est le point de départ de ce texte de commande.

Dans la première partie de son livre, « Permanence de l’apocalypse », Michel Onfray dresse un catalogue des noirceurs de l’homme, de ses jalousies, ses envies de pouvoir, ses folies religieuses : « Les solstices et les équinoxes se remplacent / Mais nul repos, nul répit pour la mort que / les hommes infligent aux hommes. » Rien n’échappe à son œil acéré d’observateur attentif dans ce triste état des lieux, ni l’injustice, ni la trahison, ni l’intolérance, ni l’hypocrisie, ni la violence. Ni les escroqueries intellectuelles, comme celles dénoncées dans ces lignes : « J’ai vu des philosophes / De loin / Sans jamais partager leurs tables / Car les philosophes me font rire plus encore que les autres / […] La plupart donnent des leçons / Se voulant maîtres des autres sans être maîtres d’eux-mêmes ! » Naturellement, toute ressemblance avec des philosophes existants ou ayant existé, etc., etc.

Face à ce constat, Michel Onfray propose une démarche, ce recours aux forêts, cette cabane au fond du jardin (« J’y vais pour y vivre en paix avec moi-même / Donc avec le monde ») dans laquelle l’homme peut redécouvrir la nature et se fondre en harmonie avec les éléments qui la composent. Il la décrit, aucun de ses détails ne manque. Cette seconde partie du texte se présente comme un véritable hymne à la nature ; ceux qui, dans leur enfance, n’ont pas, au moins un moment, vécu à la campagne ne pourront tout à fait comprendre, tant les sensations présentées ici font appel à l’émerveillement et à la découverte qui sont l’apanage de la prime jeunesse. Cette relation avec la nature n’est pas celle, fantasmée ou faussement idéalisée, des bobos. En revanche, elle s’apparente à une communion avec le cosmos – jusqu’à la mort sereinement acceptée – et rappelle singulièrement celle dont parle Lucrèce dans La Nature des choses. (...)










Le Recours aux forêts, spectacle © Comédie de Caen.


http://www.editions-galilee.fr/images/3/p_9782718608006.pdf
http://ldflounge.blogspot.com/2011/03/que-es-un-filosofo.html
http://savatier.blog.lemonde.fr/2009/10/24/la-cabane-au-fond-du-jardin-de-michel-onfray/

La casa-cabaña de Arno Schmidt


Arno Schmidt, ca. 1970.
Foto: Alice Schmidt.ca. 1,4 MB

© Arno Schmidt Stiftung 


Arno Schmidt (Hamburgo, 18 de enero de 1914 - Celle, 3 de junio de 1979), fue un escritor y traductor alemán.

Arno Schmidt fué un individualista, ateo y solipsista convencido y estricto. Su negativismo procedía de la experiencia alemana del Tercer Reich y sus terribles consecuencias. Su estilo sigue una línea uniforme adaptada al lenguaje coloquial. Desarrolló una ortografía particular con la que pretendía mostrar el verdadero significado de las palabras hasta desarrollar una teoría atomista de las mismas.

Novelista alemán nacido en Hamburgo, estudió matemáticas y astronomía en Breslau. Publicó entre otras obras Leviathán (1949), su debut literario, Espejos negros (1951), novela de ciencia-ficción que se centra en las andanzas del último superviviente del planeta después de una catástrofe nuclear, La república de los sabios (1957), y dos novelas en facsímil de original dactilografiado: Zettels Traum (1970), excéntrica novela-ensayo sobre la vida de Edgar Allan Poe que equivale a 17 novelas, y Die Schule der Ateisten (1972). Es autor de una biografía de Fouché y un estudio sobre la obra de Karl May. Ha traducido al alemán autores con los que tenía una indudable afinidad, como Joyce, Poe o Faulkner. Se le considera una figura de enorme importancia en la historia de la sátira y la comedia cruel, en la tradición de Rabelais, Swift y Joyce. © epdlp


Arno Schmidt

Archivo:House of Arno Schmidt.jpg
Casa de Arno Schmidt en Bargfeld. Fotografía de 2006

Archivo: Arno - Schmidt - Bibliothek.jpg
Arno Schmidt biblioteca 's.



http://es.wikipedia.org/wiki/Archivo:House_of_Arno_Schmidt.jpg
http://www.tumblr.com/tagged/arno-schmidt
http://es.wikipedia.org/wiki/Arno_Schmidt
http://youtu.be/-Y5sODlQLYk



viernes, 23 de septiembre de 2011

Patrick Poivre d'Arvor et sa cabane perchée

Ecrire pour s'évader
Patrick Poivre d'Arvor

Resté fidèle à sa maison d'enfance de Trégastel, en Bretagne, le romancier (Prix Interallié), animateur de Vol de nuit et présentateur star du 20 heures, revient régulièrement dans cette demeure chargée d'histoire. Du haut de sa cabane, perchée dans les arbres, il poursuit une oeuvre solitaire placée sous le signe de l'évasion.

(...) Plutôt que dans la maison familiale, le maître des lieux préfère d'ailleurs nous recevoir dans son bureau: une étonnante cabane en bois construite dans les arbres, à cheval sur deux larges pins. «J'en rêvais depuis longtemps, avoue-t-il. J'en parlais déjà dans le roman Un héros de passage, en 1996. Finalement, c'est Alain Laurens, l'auteur de Vivons perchés, qui me l'a construite, il y a trois ans.» Après avoir gravi les soixante étroites marches de l'escalier en colimaçon, nous voici donc à treize mètres au-dessus du sol, surplombant la campagne de Trégastel et le lac des Cygnes en contrebas. Accoudé à la rambarde, Patrick Poivre d'Arvor vante les qualités écologiques du bâtiment. «Pas un seul clou n'a été planté dans l'arbre pour monter cette cabane. D'ailleurs, quand le vent souffle fort, elle se met à tanguer, comme la gîte sur un bateau, c'est très impressionnant. Mais peut-être est-ce bon d'avoir le mal de mer quand on écrit des récits d'aventures?» Passé un petit blason gravé dans le bois, au motif de la Cabane perchée - une référence au Baron perché d'Italo Calvino -, l'intérieur s'ouvre sur un décor rustique. A côté du canapé de coton blanc, où l'écrivain avoue dormir de temps à autre - deux duvets sont là pour en témoigner -, les atlas et les cartes anciennes, datées du XVIIe et du XVIIIe siècle, s'accumulent sur les étagères. Sur le bureau, où l'on devine, glissées dans une pochette, les premières pages de son prochain roman, d'autres accessoires déclinent cette thématique maritime: un globe terrestre, une lampe-tempête, une épaisse poulie en bois. «Ce sont des instruments dont je me sers souvent. La poulie, par exemple, me permet de remonter des livres, ou de me faire servir sans avoir à descendre l'escalier.» (...)



http://www.lexpress.fr/culture/livre/patrick-poivre-d-arvor_814206.html
http://www.evene.fr/tout/patrick-poivre-d-arvor

domingo, 18 de septiembre de 2011

Cabane d'ecrivain

Flickr: The Demeures de l'esprit / Places of the Mind Pool

Cabane habitée par l'écrivain, poète et historien Jean Rassocart (1876-1924) à St-Martin-de-la-Cluze (Isère, France)

Rejeté par tous, y compris par ceux qu'il avait aidés dans leur jeunesse, l'écrivain Jean Rassocart a terminé sa vie dans cette modeste habitation d'à peine quatre mètres sur trois. Vivant en ce lieu comme un ermite, c'est derrière ces planches mal jointées qu'il a écrit la plus grande partie de son œuvre, notamment les mélanges littéraires offerts au prince Alphonse V, alors ministre plénipotentiaire d'Ukraine.
Au pied de son modeste logis, on peut voir le maigre ru dans lequel il pêchait sa maigre pitance quotidienne : écrevisses et poissons d'eau douce.



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